DÉSERTÉ·E PAR MON CIEL

Installation, 2021

Épingles, Linogravure sur papier calque, papier de soie et lanternes volantes

Imprimer ces près de 300 gravures était en soi un acte méditatif, au même titre que leur accrochage. Au moindre déplacement d’air, les papiers légers se soulèvent par vague, donnant l’impression qu’un esprit invisible dialogue avec les mouvements des visiteur·euses.

Le titre de cette installation fait référence à une expression issue du chamanisme mongole rapportée par Corine Sombrun (écrivaine française, ethnomusicienne et spécialiste du chamanisme mongol formée à la transe par des chamanes de Mongolie).

Les mongol·es utilisent ces mots pour décrire un manque de respect de l’environnement qui conduit à une rupture entre la personne et le monde des esprits, garants de l’harmonie.

Démultipliées sur les lanternes et les murs, les figures imprimées forment un langage secret qui peut-être fera le lien avec les forces de vie dont nous sommes déconnecté·e·s.